Madame la présidente de la confédération, chère Carole, Monsieur le président de la CESI, cher Romain, Messieurs les présidents de fédérations Messieurs et Mesdames les présidents et secrétaires généraux de syndicats, Messieurs les secrétaires fédéraux régionaux de la fédération des fonctions publiques, Mesdames, Messieurs, chers amis, Bonjour,

Je me rappelle de l’an dernier où nous étions tous réuni pour s’échanger nos vœux alors que nous étions tous choqué par l’actualité récente nationale ou quelques barbares avait assassiné un des symboles de notre pays ; la liberté d’expression. En tant qu’organisation syndicale nous ne pouvions que nous insurger contre cet événement en annonçant haut et fort que nous étions tous Charlie.
Nous pensions avoir vécu le pire, mais malheureusement, le vendredi 13 novembre, la guerre en plein centre de PARIS a frappé.
Cette année 2015 aura été d’une manière générale pour la France et pour les métiers de la sécurité fortement représentés au sein des fonctions publiques CFE-CGC, une année particulièrement dramatique.
C’est la leçon de 2015 qui doit nous conduire vers les années futures. Il ne faut pas vivre dans la terreur, mais il faut être conscient du danger qui plane sur nous, uniquement parce que nous sommes une société avec une démocratie tolérante et que ceci énerve toute forme d’activisme dont la religion ne peut être qu’une excuse à la folie meurtrière.
Il ne faut pas et il ne faudra jamais l’oublier car tous les événements fut-ce-t- ils dramatiques doivent être compris, étudiés, analysés afin d’agir. Nous ne pouvons pas nous contenter d’exprimer un sentiment d’injustice, d’incompréhension et de fatalité.
L’une des actions les plus significatives des fonctions publiques, de cette année, en partenariat avec ALLIANCE PN et la Confédération Européenne des Syndicats indépendants, a été l’organisation d’un séminaire européen dont le thème principal portait sur la compréhension des mécanismes de la radicalisation. De nombreux experts européens ont pu témoigner, et apporter leurs visions sur ce phénomène qui dépasse nos frontières.
De plus, nous avons, au cours de cette journée, dressé un certain nombre de bilans de l’année passée. Ceux-ci prouvent bien le dynamisme de notre fédération. Nous avons progressé dans les prestations offertes à nos syndicats. Par exemple, le soutien psychologique que nous offrons, prouve bien que les risques psycho-sociaux est une réalité pour tous ceux qui doivent offrir un service public au citoyen. Une grande majorité des agents que je croise se sont engagés dans leurs métiers car ils croyaient aux vertus du service public et voulaient donner un sens à leur expression professionnelle. Certains sont désabusés car ils sont dénigrés trop fréquemment par un phénomène de société le fonctionnaire-bashing. Comment enrayer ces fausses idées sur ceux qui éduquent nos enfants, assurent notre sécurité ou tout simplement mettent en œuvre les décisions politiques ?
Aujourd’hui nous n’avons pas la réponse, juste une petite lueur d’espoir par la fin espéré du gel du point d’indice après 5 ans de recul du pouvoir d’achat, et la signature du protocole d’accord sur le PPCR.
Ce dernier protocole nous laisse une certaine amertume et j’espère que la mise en œuvre ne nous fera pas avoir des regrets sur notre signature. Nous étions dans une situation inédite ou les O.S. signataires d’une part et les O.S. non-signataires d’autre part n’avaient pas les 50 %. Ce seuil des 50 % est d’ailleurs idiot, pourquoi ne pas appliquer dans le public les règles du privé.
Le gouvernement a pris ses responsabilités et a signé ce protocole d’accord.
Le gouvernement n’a pas pris ses responsabilités en invitant autours de la table de négociation les non-signataires. Ceux-ci sont donc en position de force puisqu’ils discutent les modalités de mise en œuvre sans avoir pris la responsabilité de signer.
On sait tous aussi que la négociation est l’art du compromis. On offre au non- signataire un cadeau royal pour leur développement puisqu’ils pourront se targuer de tous les bénéfices sans assumer les effets plus néfastes.

Aux fonctions publiques CFE-CGC, il y a eu débat contradictoire, nous avons pesé le pour et le contre et nous assumons notre signature. Mais le débat social est faussé, car la règle du jeu a changé après la distribution des cartes.
Nous verrons bien au cours de cette année si nos craintes sont réelles.
Et que penser du projet de Loi déontologie ? Seule Loi de la mandature Présidentielle pour les fonctionnaires, sans réel débat social !
Mais au cours de l’année 2016 de nombreux autres challenges nous attendent.
Déjà, nous participerons activement au Congrès confédéral qui se tiendra début juin. Je tiens à profiter de cet instant pour indiquer clairement à Carole, notre présidente combien nous regrettons le dénigrement de son action par sa propre fédération. Nous apprécions son travail constructif depuis 2 ans et demi, et qu’elle notre soutien fort, amical et sans réserve. Jamais quelqu’un à la tête de notre confédération n’avait eu une sensibilité aussi importante pour les agents du service public.
Après le congrès confédéral, nous aurons au mois d’octobre notre propre congrès fédéral.
Certains sont surpris que moins de 2 ans après ma prise de fonction, je remette en jeu mon propre mandat. Si je le fais, c’est uniquement parce que je suis fidèle à mes engagements et la structure dont je suis le Président doit continuer à évoluer pour être en phase avec ses objectifs.
Mon mandat me permettait d’aller jusqu’à 6 mois avant les prochaines grandes échéances des élections pour les fonctionnaires. Le fait de décaler les mandats de l’exécutif de notre fédération permet de donner du sens à l’action. Les organisations syndicales de notre fédération jugeront d’un coté sur le bilan de ce qui a été fait et sur les projets à venir.
Je ne vais donc pas ici faire le bilan de l’action de mon équipe j’ai encore presque 10 mois à la préparer car je serais candidat à ma propre succession, mais j’aimerais dire combien j’ai de plaisir de travailler avec mon équipe qui certes a été diminué quantitativement mais relève de grands défis qualitativement.
D’ailleurs j’apprécie la présence ici de l’administration du cabinet de la Ministre des Fonctions Publiques qui s’est bien rendu compte que nous avions évolué dans notre façon d’être. Nous sommes plus dynamiques tout en respectant nos principes.

L’un de mes axes de travail prioritaire est le développement syndical. Nous avons avec mes équipes déjà fait plusieurs fois le tour de France et nous le referons, car le syndicalisme, c’est d’abord le terrain, l’humain, le contact. On ne peut pas faire de syndicalisme dans une cage dorée coupée des espoirs de nos adhérents et mandants. Certaines sections se sont dynamisées.
Et nous avons créé de nouveaux syndicats, qui sont autant d’espoirs pour l’avenir. Aujourd’hui, nous avons affiliés 4 nouveaux syndicats qui répondent à nos valeurs et qui nous permettrons de mieux les faire entendre dans le futur.
Il nous manquait un syndicat à la ville de Paris, c’est chose faite
Il nous manquait dans notre offre pourtant majoritaire au Ministère de l’Intérieur un syndicat pour les médecins, c’est chose faite
Il nous manquait un syndicat centré sur l’administration pénitentiaire, c’est chose faite
Il nous manquait un syndicat de sapeurs-pompiers complémentaire à Avenir Secours, c’est chose faite
Et tout ceci n’est qu’une étape car nous avons envie de faire entendre notre voix, nos idées, nos convictions encore plus fortement demain.
Certains concurrents syndicaux avaient prévus notre disparition à court terme. Je suis désolé de les décevoir mais nous seront là pour un long terme.
Nous aurons donc de nombreux vœux à passer ensemble. Pour l’instant je me contente de ceux de 2016 Je vous présente, à tous, votre famille, vos amis, vos proches, tous mes vœux de santé, de bonheur.
Vive les fonctions publiques, Vive la CFE-CGC
Serge HERARD